Mardi 10 juin 2008
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C'est dans un tel pavillon que venaient naguère méditer les lettrés coréens.
Le bruit du vent qui soufflait dans les bambous purifiait à la fois leurs oreilles et leur esprit.
J'ai purifié mon esprit ce week-end en me baladant dans ma ville.
William Shakespeare a dit : "Qu'est-ce qu'une ville sinon ses habitants ?"
Rien en vérité, si ce n'est une plus ou moins belle carcasse. Et dire d'une ville qu'elle est agréable, dynamique, accueillante, branchée, n'induit généralement que très peu qu'on adopte un point
de vue enthousiaste quant à son architecture.
Ceux qui y vivent, les initiatives qu'ils y développent et le style qu'ils y impriment, voilà ce qui compte.
Reste que la ville n'est belle que si ses habitants croient en elle ; ce qui n'est pas toujours le cas, pour peu que l'on regarde encore et toujours par dessus son épaule.
Pourtant elle est belle ma ville et je l'aime. J'aime la caresser du bout de mes pieds à toute heure de la journée. J'aime me perdre dans les méandres de ses rues, me balader dans ses parcs et
m'émerveiller devant ses impasses et ses passages.
Tes habitants me rendent triste quand je les écoute s'acharner sur ta pauvre carcasse. Ils ne savent plus profiter de tes merveilles ... ils ferment un peu plus les yeux chaque
jour et ne parlent que d'embouteillages, stress, pollution.
J'aimerais tellement entendre sortir de leurs bouches les mots suivants : tolérance, patience, partage ...
Alors je te le dis : Paris je t'aime et je crois en toi.
mademoiselle.m
(photos - jardin d'acclimatation)